LIZ Mc COMB - Encore quelques places ! tél : 04 91 42 05 87
BILLETTERIE SUR PLACE 1 HEURE AVANT CHAQUE CONCERT
samedi 28 juin - 18h et 22h
Station Alexandre et la fête bleue Temps fort de la fête bleue à laquelle Station Alexandre s’associe, la venue de Liz Mc Comb à Station Alexandre est une grande première et un évènement fondateur pour un lieu atypique qui affirme au fil de ses programmations sa couleur musicale originale.
Liz Mc Comb, la Diva américaine du gospel et du blues a choisi la forme acoustique (piano, orgue, basse) pour chanter l'amour, comme une ballade au travers de ses 8 albums en forme de récital intimiste...
Elle nous fera cadeau de quelques titres de son nouvel album "Sacred concert" et l'"Hymne à l'amour" d'Edith Piaf en exclusivité ....C'est un moment rare que vont se partager quelques privilégiés !
et
Pour un moment de convivialité avant ou après les concerts L'EFL café sera ouvert avec boissons et amuse-bouches (pas de repas car il y a deux séances, l'une à 18H l'autre à 22H). Un bar à champagne MUMM sera à votre disposition.... avec modération !
Les réservations spectacles de groupe se font auprès de Mademoiselle Armelle GUILLOT au 04 91 42 05 87
Pour des cocktails privatifs prendre contact avec Mademoiselle Yolinde ABIDI au 04 91 00 90 00
Billetterie
Fnac, Carrefour, Géant, 0 892 68 36 22 (0,34€/min),
Réseau Ticketnet: Auchan-Cora-Cultura-E.Leclerc-Virgin Megastore, 0 892 390 100(0,34€/min),
espaceculture 04 96 11 04 61-
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Vedette de la tournée “Roots of Rock’n’ Roll, qui l’a fait connaître du grand public, Liz Mc Comb se produit dans de nombreux festivals et dans toutes les grandes salles européennes. C’est avec son album “Time is now” qu’elle obtient le prix Mahalia Jackson, dont elle suit les traces.
Elle prépare un nouvel album , « the Sacred Concert » qui devrait sortir à la fin de l’année.
Après avoir connu un premier triomphe avec l’orchestre philarmonique de l’Opéra de Nice, Liz Mc Comb vient d’être invitée par l’orchestre national de Lyon sous la direction de Kristjan Jarvï pour créer les 18, 19, 20 Décembre un spectacle Gershwin, Berstein, Previn, ainsi que ses propres musiques.
Promenant sur les scènes musicales son statut “d’héritière de la lignée des reines du gospel”, Liz Mc Comb est à l’avant garde de sa renaissance en Europe. Plus qu’une musique religieuse, ce à quoi on la réduit trop souvent, le gospel est une culture où se croisent et s’imbriquent jazz et blues. En rassemblant, en unifiant ces musiques, la voix de mezzo de Liz Mc Comb restitue un gospel jubilatoire qui lui sert d’étendard contre les ségrégations et les apartheids.
Article paru dans "La Provence" le 20.06.08
Article sur le site de "La revue Marseillaise du théâtre"
Article paru dans l'édition LE MONDE du 03.07.07
ENTRETIEN AVEC LIZ MCCOMB, CHANTEUSE ET PIANISTE-ORGANISTE.
Liz McComb : "Je viens d'une famille inondée de musique"
Liz McComb, née à Cleveland (Ohio), s'est installée à Paris au début des années 1980. Trente ans après ses débuts en solo, à l'âge de 3 ans, la chanteuse et pianiste-organiste, qu'on appelle la "diva du gospel song", est sur scène une nature, une force rayonnante. Les photos de Yann Arthus-Bertrand qui illustrent ses albums (Acoustic Woman ou Liz McComb Live) traduisent cette énergie qui emporte les publics.
Comment expliquez-vous la ferveur que vous ont portée des intellectuels comme Cornelius Castoriadis ou Jean-Paul Aron ?
Cornelius Castoriadis jouait bien du piano. J'ai fait souvent le boeuf chez lui, et on m'a priée de jouer pour ses obsèques. Je me rappelle avoir chanté Motherless Child ; tout le monde pleurait. Le gospel song a un pouvoir d'émotion immédiat. Je viens d'une famille inondée de musique. Nous habitions le ghetto de Cleveland, mon père était pasteur et nous jouions dans toutes les églises du quartier. Enfant, je m'asseyais à côté de ma mère au piano : "Un jour, j'en ferai autant." Mes soeurs formaient un groupe, The Daughters of Zion. Je voulais m'y joindre mais elles m'envoyaient balader, malgré ma grosse voix, parce que j'étais trop petite. Curieusement, j'étais timide, ce qui ne m'empêchait pas de m'entraîner devant un manche à balai en guise de micro.
Dans "Mirage de la vie", film de Douglas Sirk avec Lana Turner, on voit, lors d'un enterrement terrible, votre modèle, la grande chanteuse de gospel Mahalia Jackson.
Oh ! C'est mon film favori. Je peux le voir tous les soirs. La question des Blancs et des Noirs aux Etats-Unis est posée avec une force rare, et qui plus est, dans un drame d'amour. Mahalia Jackson chante à l'église Soon I Will Be Done, que je reprends dans mon premier album. Le gospel est une culture, pas seulement une musique religieuse, ce à quoi on la réduit d'un point de vue intégriste et puritain. Aux Etats-Unis, surtout. Je chante dans un esprit religieux, bien sûr, mais en Amérique, on me trouve trop jazz. Ils pensent qu'ils ont toujours raison et qu'ils sont les meilleurs, mais c'est faux. Je viens d'entendre Barack Obama, le candidat démocrate à la Maison Blanche. Il parlait dans une réunion de religieux et leur disait : je suis libéral, démocrate, mais je ne mets pas la religion en avant. C'est ma position.
Il vous arrive de reprendre des chansons comme "In the Mood for Love" de la légende du blues, John Lee Hooker. Pour vous, le blues n'est-il pas la musique du diable, et le gospel, celle de l'Eglise ?
Pas du tout. Elles se croisent. En famille, on écoutait du blues, du jazz. Mon oncle jouait du piano dans le style honkytonk, mon neveu Frank McComb a commencé à se faire connaître aux côtés de Branford Marsalis. Dans le Deep South (ma famille vient d'Alabama), les musiciens jouaient au temple le jour et au club la nuit.
J'établis deux sortes de ponts : entre les musiciens de jazz et le gospel, entre les générations de gospel. Sans compter que, lors de ma première tournée en Europe, je faisais partie d'un programme qui s'appelait "The Roots of Rock'n'Roll". J'y ai beaucoup appris aux côtés de Bessie Griffin, Taj Mahal, Randy Weston ou Helen Humes. Et cela m'a permis d'être invitée à faire les premières parties de James Brown ou Ray Charles. Ecoutez les musiciens dont le nom me vient en tête, Aretha Franklin, Cannonball Adderley, Albert Ayler ou Clifford Jordan : blues, gospel, jazz sont intriqués. Louis Armstrong est le père fondateur ; John Coltrane, l'esprit.
Est-on toujours conscient de la diversité de vos engagements ? Du côté des artistes et du public, sans aucun doute. Mon succès sur scène dans l'American Evening du chorégraphe Bill T. Jones à l'Opéra de Lyon, les 6 000 personnes à l'Acropole, le récital à Los Angeles pour les cinquante ans de l'ONU le prouvent. Je suis une artiste de scène, je suis croyante, bien sûr, mais capable de chansons moqueuses sur la bigoterie (You're Never...). Tout s'est déplacé. Autrefois, on jouait tous à l'Apollo d'Harlem.
Aujourd'hui, la ségrégation, la séparation sont plus que jamais partout. Nous sommes des gens brisés, scindés. Je chante contre ça.
Propos recueillis par Francis Marmande
Elle prépare un nouvel album , « the Sacred Concert » qui devrait sortir à la fin de l’année.
Après avoir connu un premier triomphe avec l’orchestre philarmonique de l’Opéra de Nice, Liz Mc Comb vient d’être invitée par l’orchestre national de Lyon sous la direction de Kristjan Jarvï pour créer les 18, 19, 20 Décembre un spectacle Gershwin, Berstein, Previn, ainsi que ses propres musiques.
Promenant sur les scènes musicales son statut “d’héritière de la lignée des reines du gospel”, Liz Mc Comb est à l’avant garde de sa renaissance en Europe. Plus qu’une musique religieuse, ce à quoi on la réduit trop souvent, le gospel est une culture où se croisent et s’imbriquent jazz et blues. En rassemblant, en unifiant ces musiques, la voix de mezzo de Liz Mc Comb restitue un gospel jubilatoire qui lui sert d’étendard contre les ségrégations et les apartheids.
Article paru dans "La Provence" le 20.06.08
Article sur le site de "La revue Marseillaise du théâtre"
Article paru dans l'édition LE MONDE du 03.07.07
ENTRETIEN AVEC LIZ MCCOMB, CHANTEUSE ET PIANISTE-ORGANISTE.
Liz McComb : "Je viens d'une famille inondée de musique"
Liz McComb, née à Cleveland (Ohio), s'est installée à Paris au début des années 1980. Trente ans après ses débuts en solo, à l'âge de 3 ans, la chanteuse et pianiste-organiste, qu'on appelle la "diva du gospel song", est sur scène une nature, une force rayonnante. Les photos de Yann Arthus-Bertrand qui illustrent ses albums (Acoustic Woman ou Liz McComb Live) traduisent cette énergie qui emporte les publics.
Comment expliquez-vous la ferveur que vous ont portée des intellectuels comme Cornelius Castoriadis ou Jean-Paul Aron ?
Cornelius Castoriadis jouait bien du piano. J'ai fait souvent le boeuf chez lui, et on m'a priée de jouer pour ses obsèques. Je me rappelle avoir chanté Motherless Child ; tout le monde pleurait. Le gospel song a un pouvoir d'émotion immédiat. Je viens d'une famille inondée de musique. Nous habitions le ghetto de Cleveland, mon père était pasteur et nous jouions dans toutes les églises du quartier. Enfant, je m'asseyais à côté de ma mère au piano : "Un jour, j'en ferai autant." Mes soeurs formaient un groupe, The Daughters of Zion. Je voulais m'y joindre mais elles m'envoyaient balader, malgré ma grosse voix, parce que j'étais trop petite. Curieusement, j'étais timide, ce qui ne m'empêchait pas de m'entraîner devant un manche à balai en guise de micro.
Dans "Mirage de la vie", film de Douglas Sirk avec Lana Turner, on voit, lors d'un enterrement terrible, votre modèle, la grande chanteuse de gospel Mahalia Jackson.
Oh ! C'est mon film favori. Je peux le voir tous les soirs. La question des Blancs et des Noirs aux Etats-Unis est posée avec une force rare, et qui plus est, dans un drame d'amour. Mahalia Jackson chante à l'église Soon I Will Be Done, que je reprends dans mon premier album. Le gospel est une culture, pas seulement une musique religieuse, ce à quoi on la réduit d'un point de vue intégriste et puritain. Aux Etats-Unis, surtout. Je chante dans un esprit religieux, bien sûr, mais en Amérique, on me trouve trop jazz. Ils pensent qu'ils ont toujours raison et qu'ils sont les meilleurs, mais c'est faux. Je viens d'entendre Barack Obama, le candidat démocrate à la Maison Blanche. Il parlait dans une réunion de religieux et leur disait : je suis libéral, démocrate, mais je ne mets pas la religion en avant. C'est ma position.
Il vous arrive de reprendre des chansons comme "In the Mood for Love" de la légende du blues, John Lee Hooker. Pour vous, le blues n'est-il pas la musique du diable, et le gospel, celle de l'Eglise ?
Pas du tout. Elles se croisent. En famille, on écoutait du blues, du jazz. Mon oncle jouait du piano dans le style honkytonk, mon neveu Frank McComb a commencé à se faire connaître aux côtés de Branford Marsalis. Dans le Deep South (ma famille vient d'Alabama), les musiciens jouaient au temple le jour et au club la nuit.
J'établis deux sortes de ponts : entre les musiciens de jazz et le gospel, entre les générations de gospel. Sans compter que, lors de ma première tournée en Europe, je faisais partie d'un programme qui s'appelait "The Roots of Rock'n'Roll". J'y ai beaucoup appris aux côtés de Bessie Griffin, Taj Mahal, Randy Weston ou Helen Humes. Et cela m'a permis d'être invitée à faire les premières parties de James Brown ou Ray Charles. Ecoutez les musiciens dont le nom me vient en tête, Aretha Franklin, Cannonball Adderley, Albert Ayler ou Clifford Jordan : blues, gospel, jazz sont intriqués. Louis Armstrong est le père fondateur ; John Coltrane, l'esprit.
Est-on toujours conscient de la diversité de vos engagements ? Du côté des artistes et du public, sans aucun doute. Mon succès sur scène dans l'American Evening du chorégraphe Bill T. Jones à l'Opéra de Lyon, les 6 000 personnes à l'Acropole, le récital à Los Angeles pour les cinquante ans de l'ONU le prouvent. Je suis une artiste de scène, je suis croyante, bien sûr, mais capable de chansons moqueuses sur la bigoterie (You're Never...). Tout s'est déplacé. Autrefois, on jouait tous à l'Apollo d'Harlem.
Aujourd'hui, la ségrégation, la séparation sont plus que jamais partout. Nous sommes des gens brisés, scindés. Je chante contre ça.
Propos recueillis par Francis Marmande
